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avril 2007

25 avril 2007

Le bruit de la ville

Moi avant je vivais en pleine ville et depuis que je suis parti vivre à la campagne ça va vachement moins bien. Je comprends pas ce truc avec les oiseaux qui font autant de bruit au petit matin et les coqs qui chantent comme s’ils étaient heureux de vivre, c’est quoi leur problème ?

Heureusement y’a quelques chasseurs qui régulent un peu tout ce bordel ; en plus le bruit de la pétarade ça m’évoque de bons souvenirs urbains comme le démarrage d'un 2 roues enroué. Eh oui, moi j’étais habitué à un bruit de fond continu de voitures et autres véhicules alors que mes fenêtres étaient toujours fermées. De devoir les ouvrir pour tomber sur le brouhaha de la nature sauvage ou agricole, je dois avouer que ça a été un choc négatif pour ma santé mentale…

Sansonnet

Mon voisin

Moi, ce que j’aime le plus en ville, c’est mon voisin.

Attention, dit comme ça, ça parait un peu étrange pour quelqu’un qui n’est pas d’ici. Mais mon voisin, c’est plus qu’un voisin. Il est un peu de la famille désormais. Je crois qu’on peut le dire : mon voisin, c’est un proche.

Parce que je ne veux pas le mettre dans l’embarras (et parce que je ne sais pas quel est son nom), je le présenterai comme « mon sympa voisin de l’immeuble d’à coté » (MSVIAC).

On peut dire qu’on peut compter sur lui : il est toujours là ! Toujours parmi nous. C’est le plus fidèle d’entre tous. Il nous parle lorsqu’on est à table, il partage avec nous son émission de variété française lorsqu’on discute tranquillement dans le salon avec ma femme, il nous communique son désarroi et ses interrogations lorsqu’il s’engueule avec la sienne, il nous fait profiter du fumet de ses préparations culinaires variées (à base de graisses animales, de pommes de terre et de pates… ou bien à base de plats déjà préparés), il nous initie au bricolage le samedi matin ou aux secrets des sports d’équipes autour d’un ballon rond ou encore des courses équestres. Il invente même des jeux pour égayer nos journées, comme des jeux de piste dans les escaliers de l’immeuble en semant des petits indices sur les marches (mégots de cigarettes, crottes de son chien, papiers gras, poils de pubis ou encore capotes usagées). Mais, surtout, il pense toujours à nous accompagner gentiment dans notre sommeil avec de la musique des années 80.

Ah, MSVIAC. Que ferions nous si il n’était pas là. Et de si belles rencontres ne peuvent avoir lieu qu’en ville, bien évidemment, et nulle part ailleurs. Car il n’y a qu’en ville que l’on trouve des immeubles aux murs si fins et des appartements aux cloisons en papier cigarette.

Moi, je dis : Merci MSVIAC (mais si tu pouvais demander à ton chien d’arrêter de pisser sur notre paillasson… ça fait crever nos géraniums).

Erick

20 avril 2007

Des heures de plaisir

Quelle joie, quel bonheur de circuler en voiture dans ma ville. Jour après jour, je ne me lasse pas de devoir tourner et retourner dans mon quartier en quête du Saint-Graal de l’automobiliste : la place de parking libre ! Et comme ce qui est rare est cher, une fois trouvée ladite place, encore faut-il payer l’inévitable horodateur. Quoique… souvent j’hésite à payer car je me dis que ça m’enlèverait la joie de me prendre un PV. Alors pour multiplier les petits plaisirs, je fais en sorte payer l’horodateur de façon insuffisante pour être verbalisable au bout de 15 minutes.
Olaaf (Team Urbanophiles)

L'amour du prochain

Mon petit plaisir quotidien ? Rater le bus. Volontairement. En général, je me débrouille pour manquer de quelques secondes le 83 (qui s’arrête pourtant à 50 m de la porte de mon immeuble). Dans mon hall, je guette son passage, il arrive, déverse des passagers et en charge d’autres… puis, au moment où il repart, c’est là que je me décide à lui courir après. Bien sûr je le rate, ce qui me donne une raison de plus de me plaindre. Je vois alors les regards moqueurs des autres usagers à bord du bus, content d’être dedans. Je dois alors patienter pendant 12 minutes avant de voir arriver le prochain.
Sylvain (Team Urbanophiles)

Vive le sport !

Dans ma ville, ce que je préfère, c’est faire du sport. Mais attention, par n’importe quoi, pas n’importe quand ! Je ne pratique que le jogging, et encore, exclusivement les jours de pics de pollution à l’ozone.

Rien de tel qu’une boucle de 15 kilomètresprès d’un axe routier suffisamment fréquenté pour se remettre d’aplomb. Déjà, au bout d’1 kilomètre ou 2, les merveilleux effets de l’effort commencent à se faire sentir, cela se traduit par l’apparition d’un léger étourdissement. Puis des petits points blancs troublent ma vision, me plongeant dans un univers irréel. Mais à vrai dire, le sommet du plaisir de vivre en ville n’apparaît vraiment que lorsque je finis par m’évanouir !
Quel pied !
Fred (Team Urbanophiles)

juin 2007

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